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Politics

World leaders put together for emergency G7 assembly on Afghanistan

Members of the British Armed Forces continue to participate in the evacuation of eligible personnel from Kabul Airport in Kabul, Afghanistan, Nov. 19-22. August 2021, in this handout picture Reuters received on August 23, 2021.

UKMOD | via Reuters

British Prime Minister Boris Johnson will host an emergency meeting of G-7 leaders on Tuesday to discuss the chaotic situation in Afghanistan and their next steps.

The G-7 countries – UK, US, Canada, France, Germany, Italy, Japan – will try to formulate a plan for the immediate and future as thousands of Afghan refugees gather around Kabul airport and try getting out of the country and how countries are conducting one of the greatest airlifts in history to get their citizens out.

The virtual meeting takes place against the backdrop of a turbulent US withdrawal from Afghanistan, with Taliban forces taking control of the country in about 10 days when the Afghan military and government surrendered.

It also comes just a week before the August 31 deadline for US forces to fully withdraw from Afghanistan. Johnson is expected to request Washington to extend this deadline, which President Joe Biden has openly considered. But the Taliban have announced that they will not accept an extension.

“It’s a red line. President Biden has announced that they will withdraw all of their forces on August 31,” Taliban spokesman Suhail Shaheen told Sky News on Monday. “So if they extend it, it means they are extending employment when it is not required.”

The UK plans to keep its approximately 1,000 armed soldiers in Afghanistan until all of its citizens and Afghan nationals who have worked for its armed forces are evacuated, and has no set withdrawal date like the US. But there are fears that without US forces on the ground, they will not be able to conduct safe evacuations.

“If the US or UK is looking for extra time to evacuate, the answer is no. Otherwise there would be consequences, ”added Shaheen of the Taliban.

Several Afghan forces and civilians were killed both in fighting with militants and in a desperate attempt to flee the now Taliban-ruled country; some tried to hold on to a US evacuation plane taking off from Kabul International Airport.

The U.S. government says it has evacuated or facilitated evacuation about 48,000 people from Afghanistan since Aug. 14, but admitted Monday it did not know how many Americans were left in the country.

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World News

Hissène Habré, Ex-President of Chad, Lifeless at 79

Hissène Habré, former President of Chad, was sentenced to life imprisonment during his reign in the 1980s for crimes against humanity, including murder, torture and sex crimes. He was 79.

Mr Habré’s death was announced on Tuesday by the Ministry of Justice in Senegal, the West African country where, according to news agencies, he was convicted. The former president’s wife also confirmed his death to news media outlets in Senegal, several of which reported that he died of an infection with the coronavirus.

Mr Habré was released from prison for 60 days in April because a judge said he was particularly vulnerable to the coronavirus. His wife had long asked the Senegalese authorities to release him on health grounds.

When Mr Habré was convicted in 2016, he was the first former head of state to be convicted of crimes against humanity by another country. His victims celebrated their hard-won victory in the Dakar courtroom after decades of fighting for justice. But five years later, the victims are still waiting for the compensation they have been awarded.

“Habré will go down in history as one of the most ruthless dictators in the world, a man who slaughtered his own people to seize and maintain power, who burned entire villages, sent women as sex slaves for his troops and built secret dungeons, to inflict medieval torture on his enemies, ”said Reed Brody, who has worked with Hissène Habré’s victims for over two decades.

A Chad truth commission found that during his reign from 1982 to 1990, Mr Habré’s government killed more than 40,000 people believed to be enemies of the state, including those who were merely suspected.

Mr Habré took power during a coup with the help of the United States and received arms and aid from France, Israel and the United States to keep Libya, Chad’s northern neighbor, in check.

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Politics

Afghanistan: remark le plan de retrait américain s’est écroulé

WASHINGTON — Tôt dans la matinée du 24 avril, une réunion des plus hauts responsables de la sécurité nationale des États-Unis se tient au Pentagone pour finaliser en secret le retrait des troupes américaines d’Afghanistan. Deux semaines plus tôt, le Président Joe Biden annonçait ce départ, contre l’avis de ses généraux, qui doivent maintenant exécuter ses ordres.

Dans une pièce sécurisée à “l’extrême sous-sol” du bâtiment, deux étages sous le rez-de-chaussée, le secrétaire à la Défense Lloyd J. Austin III et le Général Mark A. Milley, chef d’état-major des armées américaines, retrouvent les responsables du renseignement et de la Maison-Blanche. Antony J. Blinken, le secrétaire d’État, participe par vidéo interposée. Quatre heures de discussion permettent de clarifier deux points.

Premièrement, les responsables du Pentagone disent pouvoir retirer avant le 4 juillet les 3500 soldats américains restants, en majorité déployés sur la base aérienne de Bagram — soit deux mois plus tôt que la date limite du 11 septembre fixée par M. Biden. Ce plan suppose de fermer les pistes aériennes qui ont servi de plaque tournante aux forces américaines en Afghanistan, mais les responsables de la défense ne veulent pas laisser sur place un contingent diminué et vulnérable faisant courir le risque de pertes supplémentaires dans une guerre déclarée perdue.

Deuxièmement, les responsables du département d’État envisagent de maintenir ouverte l’ambassade américaine, avec plus de 1400 ressortissants américains sous la protection de 650 Marines et soldats. Une analyse de renseignement présentée pendant la réunion estime que les forces afghanes pourraient contenir les talibans pendant encore un an ou deux. Un plan d’évacuation d’urgence est brièvement évoqué — les Américains seraient héliportés jusqu’à l’aéroport civil de Kaboul, la capitale — mais personne ne se demande, et encore moins ne peut imaginer, ce que feront les États-Unis si les talibans prennent le contrôle de l’accès à l’aéroport, seule porte d’entrée et de sortie sûre du pays une fois Bagram fermé.

Voilà un bon plan, concluent-ils.

Quatre mois plus tard, ce plan est en lambeaux et M. Biden a toutes les peines du monde à expliquer comment le retrait, que tant d’Américains approuvent, en arrive à se dérouler de façon aussi catastrophique sur le terrain. Vendredi dernier, alors que les chaînes du monde entier diffusaient des scènes de souffrance et de chaos depuis l’aéroport, M. Biden est allé jusqu’à dire : “Je ne peux rien promettre sur l’issue finale, ce qui arrivera et si cela arrivera sans risque de pertes”.

Des entretiens avec les acteurs clés des derniers jours de la guerre pointent du doigt une série d’erreurs d’appréciation, et l’échec du calcul de M. Biden selon lequel le retrait des troupes américaines — donnant la priorité à leur sécurité plutôt qu’à l’évacuation des civils américains et de leurs alliés afghans — se déroulerait sans heurts.

Les membres du gouvernement de M. Biden étaient restés persuadés qu’ils avaient tout leur temps. Le commandement militaire avait surestimé la volonté des forces afghanes de combattre pour leur propre pays et sous-estimé combien le retrait américain minerait leur assurance. Le gouvernement avait trop misé sur le président afghan Ashraf Ghani, qui a pris la fuite à la chute de Kaboul.

Et alors que la Maison-Blanche explique qu’elle a organisé plus d’une cinquantaine de réunions sur la sécurité de l’ambassade et les évacuations, et constate qu’aucun Américain n’est mort jusque-là au cours des opérations, toute cette planification n’a pas su prévenir le chaos qui a suivi la prise-éclair de Kaboul par les talibans.

Ce n’est que ces dernières semaines que l’administration américaine a finament dévié de son plan initial. Il était déjà trop tard.

Cinq jours après la réunion d’avril au Pentagone, sur un vol quittant Hawaï pour Washington, le général Milley déclarait aux journalistes présents que les troupes du gouvernement afghan étaient “raisonnablement bien équipées, raisonnablement bien entraînées, et raisonnablement bien menées”. Il se refusait à dire si elles pourraient s’en sortir seules, sans l’appui des États-Unis.

“Franchement, on ne sait pas encore,” admettait-il. “Il faut attendre et voir comment les choses se dérouleront au cours de l’été.”

La crème des officiers du renseignement du président se faisait alors l’écho d’une telle incertitude, émettant en privé des doutes sur les capacités afghanes à prendre le relais. Ils estimaient néanmoins qu’une reprise totale du pouvoir par les talibans n’aurait pas lieu avant 18 mois. Sur la base d’informations classées secret qui avaient été présentées à M. Biden, un haut responsable affirme que rien ne semblait alors indiquer que les talibans étaient en marche.

Et pourtant, ils l’étaient. À travers tout le pays, les militants gagnaient en puissance de façon méthodique, sommant les chefs tribaux des zones qu’ils traversaient de se rendre ou de mourir. Ils collectaient armes, munitions, volontaires et argent dans leur ruée de ville en ville, de province en province.

En mai, ils lançaient une offensive d’envergure sur la province de Helmand dans le sud et sur six autres régions d’Afghanistan, dont Ghazni et Kandahar. À Washington, l’angoisse était palpable au sein d’associations de réfugiés qui craignaient les représailles des talibans à l’encontre des milliers de traducteurs, interprètes et autres qui avaient aidé l’effort de guerre américain.

Ces groupes estimaient alors que 100 000 Afghans et membres de leurs familles étaient désormais des cibles pour la vengeance des talibans. Le 6 mai, les représentants des plus importantes associations de réfugiés, dont Human Rights First, the International Refugee Assistance Project, No One Left Behind et le Lutheran Refugee and Immigration Service, se connectaient par Zoom pour échanger avec des membres du Conseil national de sécurité.

Ces groupes suppliaient la Maison Blanche d’opter pour une évacuation en masse des Afghans et de ne pas compter sur un programme de visas dédiés qui croulait déjà sous un arriéré de demandes et condamnait les Afghans à des mois, voire des années d’attente.

Il est trop tard pour des visas, disaient ces groupes, et les Afghans doivent être secourus rapidement pour rester en vie. La réponse fut cordiale mais sans engagement, selon un intervenant, qui prit alors conscience, le coeur serré, que la Maison-Blanche n’avait tout simplement aucun plan pour les Afghans.

Seth Moulton, député démocrate du Massachusetts, ancien combattant et allié M. Biden, se faisait l’écho de ces préoccupations lors de ses échanges avec le gouvernement, répétant à qui voulait l’entendre à la Maison Blanche, au département d’État et au Pentagone “qu’il faut arrêter le processus des visas en Afghanistan et juste mettre les gens à l’abri.”

Mais accéder à la requête de M. Moulton et des associations de réfugiés aurait signifié le lancement d’une nouvelle opération militaire risquée, avec un possible renfort de troupes, alors que M. Biden venait d’annoncer le contraire. C’était aussi aller contre le souhait du gouvernement afghan, car une évacuation aussi visible équivalait à un désavœu du gouvernement et de ses forces armées.

Au lieu de cela, le département d’État accéléra le rythme d’émission de visas pour résorber les listes d’attente, remodelant le système d’étude et de sélection des demandes pour écourter les délais — mais seulement à moins d’un an. Au final, plus de 5600 visas spéciaux furent délivrés entre avril et juillet, un record dans l’histoire du programme, mais qui ne représentaient qu’une fraction de la demande.

Pendant ce temps, les talibans continuaient leur avancée et l’ambassade à Kaboul pressait les Américains de quitter le pays. Le 27 avril, ordre était donné à près de 3000 employés de partir et le 15 mai, la diplomatie envoyait un dernier avertissement aux ressortissants américains : “L’Ambassade des États-Unis suggère fortement aux citoyens américains de s’organiser pour quitter l’Afghanistan dès que possible.”

Le 25 juin, Ashraf Ghani est à la Maison Blanche pour y rencontrer Joe Biden. Ce sera la dernière réunion entre un président américain et un de ces dirigeants afghans que les États-Unis ont encouragés, cajôlés et disputés au cours des 20 dernières années.

Updated 

Aug. 23, 2021, 1:03 p.m. ET

Face aux caméras en début de rencontre, MM. Ghani et Biden se répandent en admiration mutuelle, alors même que M. Ghani est furieux de la décision de retirer les troupes américaines. Une fois les journalistes renvoyés de la salle, la tension était palpable.

M. Ghani, ancien responsable de la Banque mondiale que M. Biden juge arrogant et têtu, émettait alors trois demandes, selon un officiel au fait de la discussion. Il voulait que les États-Unis soient “conservateurs” dans l’attribution de visas aux interprètes et autres, et qu’ils fassent “profil bas” sur leur départ du pays, afin de ne pas donner l’impression d’un manque de confiance dans son gouvernement.

Il souhaitait aussi accélérer l’assistance en matière de sécurité et s’assurer d’un accord pour que l’armée américaine poursuive ses frappes aériennes et fournisse une surveillance depuis ses avions et ses hélicoptères, en soutien des troupes afghanes en lutte contre les talibans. Les responsables américains craignaient alors que plus ils affronteraient directement le groupe militant, plus les talibans prendraient des diplomates américains pour cible.

M. Biden accepta de fournir l’aide aérienne et de faire en sorte que l’évacuation des Afghans se déroule discrètement.

C’était au tour de M. Biden de formuler sa requête : les forces afghanes sont trop dispersées, disait-il à son homologue, et ne doivent pas essayer de livrer combat sur tous les fronts. Il réitèra le conseil américain de consolider les forces afghanes autour de points stratégiques. M. Ghani n’en tiendra pas compte.

La semaine suivante, le 2 juillet, M. Biden était d’humeur exubérante devant un petit parterre de journalistes pour fêter les derniers chiffres de l’emploi, qui attestaient selon lui de la réussite de son plan de relance économique. Mais les questions portaient toutes sur la nouvelle de l’abandon de la base aérienne de Bagram par les États-Unis, sans même prévenir, ou à peine, les Afghans.

“Il s’agit d’une réduction concertée avec nos alliés,” se défendait-il, “il n’y a rien là d’extraordinaire”.

Que le feu des questions porte sur l’Afghanistan et non sur l’économie le contrariait à l’évidence de plus en plus. Évoquant la visite de M. Ghani, il précisa : “Je pense qu’ils ont la capacité de maintenir leur gouvernement en place”, ajoutant toutefois qu’il faudrait négocier avec les talibans.

Puis, pour la première fois, on le pressait d’expliquer ce que le gouvernement comptait faire pour sauver Kaboul en cas d’attaque directe. “J’aimerais parler de choses positives, les gars”, répondait-il, martelant qu’il existait un plan.

“Nous avons formulé des hypothèses tous azimuts”, affirmait-t-il — autrement dit, le gouvernement avait des plans en cas d’imprévu. “Mais les Afghans vont devoir se débrouiller seuls avec les forces aériennes dont ils disposent, que nous aidons à soutenir.” Or à cette date, la plupart des entreprises américaines sous contrat qui maintenaient l’aviation afghane en état de voler s’étaient retirées avec les troupes. Les gradés de l’armée et du renseignement avouent qu’ils craignaient que les Afghans ne pourraient plus voler.

Au 8 juillet, presque toutes les forces américaines avaient quitté l’Afghanistan et les talibans continuaient sur leur inexorable lancée de reconquête du pays. Dans le discours qu’il a prononcé ce jour-là à la Maison Blanche pour défendre sa décision de partir, M. Biden était dans une position délicate, exprimant son scepticisme quant aux capacités des forces afghanes tout en veillant à ne pas saper le gouvernement. Un peu plus tard, il s’emporta contre un journaliste qui dressait un parallèle avec le Vietnam : “En aucune circonstance on ne verra des gens évacués du toit d’une ambassade en Afghanistan. La situation n’est pas du tout comparable.”

Understand the Taliban Takeover in Afghanistan

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Who are the Taliban? The Taliban arose in 1994 amid the turmoil that came after the withdrawal of Soviet forces from Afghanistan in 1989. They used brutal public punishments, including floggings, amputations and mass executions, to enforce their rules. Here’s more on their origin story and their record as rulers.

Who are the Taliban leaders? These are the top leaders of the Taliban, men who have spent years on the run, in hiding, in jail and dodging American drones. Little is known about them or how they plan to govern, including whether they will be as tolerant as they claim to be.

What happens to the women of Afghanistan? The last time the Taliban were in power, they barred women and girls from taking most jobs or going to school. Afghan women have made many gains since the Taliban were toppled, but now they fear that ground may be lost. Taliban officials are trying to reassure women that things will be different, but there are signs that, at least in some areas, they have begun to reimpose the old order.

Cinq jours après, pourtant, environ deux douzaines de diplomates américains, tous de l’ambassade à Kaboul, adressaient un mémo directement à M. Blinken via le canal “désaccord” du département d’État. Le message, évoqué pour la première fois par le Wall Street Journal, exhortait l’administration à débuter les vols pour évacuer les Afghans dans les deux semaines et à se dépêcher de les enregistrer pour des visas.

Le lendemain, la Maison-Blanche donnait un nom à l’intensification en cours de ses efforts: “Operation Allies Refuge”, opération refuge alliés.

Fin juillet, le général Kenneth F. Mackenzie Jr., à la tête du commandement central américain qui supervise toutes les opérations militaires dans la région, recevait l’autorisation de M. Austin, le secrétaire à la Défense, de prolonger la présence du navire d’assaut amphibie Iwo Jima dans le golfe d’Oman, afin que les Marines à bord soient suffisamment proches pour se rendre en Afghanistan en cas d’évacuation des Américains. La semaine suivante, l’inquiétude de M. Austin était telle qu’il d’ordonnait au corps expéditionnaire à bord du navire — quelque 2000 Marines— de débarquer et de stationner au Koweït pour pouvoir gagner l’Afghanistan au plus vite.

Au 3 août, des hauts responsables de la sécurité se retrouvaient à Washington pour évoquer un nouveau rapport des renseignements : les capitales de province à travers le pays tombaient les unes après les autres aux mains des talibans et le gouvernement menaçait de s’effondrer “d’un jour ou d’une semaine à l’autre”. Ce n’était pas le plus vraisemblable, mais c’était de plus en plus plausible.

Au Forum d’Aspen sur la Sécurité le 3 août, Zalmay Khalilzad, principal délégué américain aux pourparlers de paix afghans, déclarait : “Nous aidons le gouvernement pour que les talibans ne s’imaginent pas que ce sera du gâteau, qu’ils peuvent conquérir et prendre contrôle du pays”. C’est pourtant exactement le scénario qui s’est réalisé à peine quelques jours plus tard.

Au 6 août, les cartes du Pentagone affichaient une traînée grandissante de régions sous contrôle taliban. Si les Afghans avaient combattu dans certaines zones, ils s’étaient rendus dans la plupart des autres.

À Washington ce jour-là, le Pentagone étudiait les scénarios du pire. Si la sécurité continuait de se détériorer, le plan — élaboré en avril par Elizabeth Sherwood-Randall, conseillère à la sécurité intérieure, quelques jours après l’annonce du retrait par Joe Biden — prévoyait d’évacuer par les airs le personnel hors de l’ambassade, et pour la plupart hors du pays, tandis qu’un petit noyau de diplomates demeurerait opérationnel depuis un site à l’aéroport.

En apparence, l’aéroport de Kaboul se prêtait bien à une évacuation. Proche du centre-ville, il est à seulement 12 minutes en voiture et 3 minutes en hélicoptère depuis l’ambassade — une logistique rassurante pour les planificateurs après la fermeture de Bagram, distant de 80 km et à plus d’une heure de route de Kaboul.

Le mercredi 11 août, la percée des talibans était si alarmante que M. Biden demanda à ses principaux conseillers réunis dans la salle de crise de la Maison Blanche s’il n’était pas temps d’envoyer les Marines à Kaboul et d’évacuer l’ambassade. Il demanda une évaluation actualisée de la situation et autorisa l’usage d’avions militaires pour évacuer les alliés afghans.

Kandahar et Ghazni sont tombées alors qu’il faisait nuit à Washington. Le 12 août, les responsables de la sécurité nationale sont réveillés à 4h du matin et convoqués à une réunion urgente quelques heures plus tard pour présenter des options au président. Une fois tout le monde présent, Avril D. Haines, directeur du renseignement national, annonça que les agences de renseignement ne pourraient plus garantir un délai suffisant pour sonner l’alarme en cas de siege imminent de la capitale.

Chacun s’est regardé, selon un participant, et tous sont arrivés à la même conclusion : il est temps de lever le camp. Une heure plus tard, Jake Sullivan, conseiller de M. Biden à la sécurité nationale, pénètre le Bureau Ovale pour faire part du consensus unanime qu’il fallait commencer l’évacuation et déployer 3000 Marines et soldats de l’armée de terre sur l’aéroport.

Le samedi 14 août, M. Biden se trouve à Camp David pour, il l’espère, 10 jours de vacances. Au lieu de cela, il a passé le plus clair de la journée en éprouvantes visioconférences avec ses principaux conseillers.

Lors d’un des appels, M. Austin a insisté que tout le personnel resté à l’ambassade de Kaboul soit immédiatement transféré à l’aéroport. Un revirement de taille par rapport à ce que le porte-parole du département d’État, Ned Price, avait déclaré à peine deux jours plus tôt, à savoir que “l’ambassade reste ouverte, nous avons l’intention de continuer notre travail diplomatique en Afghanistan.” Ross Wilson, l’ambassadeur américain en exercice, prévenait qu’il fallait encore 72h au personnel pour se préparer à quitter les lieux.

“Il faut partir maintenant ,” réplique M. Austin.

Le même jour, M. Blinken et M. Ghani se parlent au téléphone. Le président afghan se montre combatif, selon un responsable au courant de la discussion, assénant qu’il défendrait son pays jusqu’au bout. Ce qu’il omet de dire à M. Blinken, c’est qu’il prépare déjà sa fuite — que les responsables américains apprendront par voie de presse.

Plus tard ce jour-là, l’ambassade US en Afghanistan s’engage par message à défrayer les ressortissants américains pour qu’ils quittent le pays, mais alerte sur la possibilité que “des sièges ne soient pas disponibles” sur les vols commerciaux internationaux encore opérationnels depuis Kaboul.

Le dimanche, M. Ghani n’est plus là. Son départ — il réapparaîtrait quelques jours plus tard aux Émirats arabes unis — et les scènes des talibans victorieux au palais présidentiel confirme la chute du gouvernement. Dès la fin de la journée, ces derniers déclarent aux medias leur intention de restaurer l’Émirat islamique d’Afghanistan.

Pendant ce temps, l’évacuation du personnel de l’ambassade est en cours, les diplomates se hâtant de quitter les lieux par hélicoptère pour rejoindre un bunker à l’aéroport.

D’autres sont restés sur place, le temps de brûler des documents sensibles. L’un d’eux raconte qu’on fait sauter ou détruire des hélicoptères, produisant un panache de fumée qui s’élève de l’enceinte.

Nombre d’Américains et d’Afghans ne parviennent cependant pas à atteindre l’aéroport car les talibans avaient dressé des checkpoints sur les routes et en ville, rouant parfois de coup les gens qui tentaient de passer. Le F.B.I. s’inquiétait du risque que des Américains puissent être kidnappés par les miliciens ou par d’autres gangs criminels — une perspective cauchemardesque en l’absence de l’armée.

Dans la soirée, tandis que Joe Biden se préparait à s’adresser à ses compatriotes pour faire un point sur la situation, le drapeau américain était retiré de l’ambassade abandonnée. La Green zone, autrefois cœur de l’effort américain pour reconstruire le pays, était redevenue le domaine des talibans.

Avec la collaboration de Mark Mazzetti, Adam Goldman et Michel Crowley.

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Entertainment

Celeb Cameos in Olivia Rodrigo’s “Brutal” Music Video

Olivia Rodrigo had the help of some famous pals to make her “Brutal” music video. On Monday, the singer dropped the Petra Collins staged visual with models, actors and dancers putting on their best “relentlessly angry” faces. The energy of this video follows the narrative from Rodrigo’s previous collaboration with Collins when they were working on Good For You earlier this year. Rodrigo draws heavily on Y2K trends and in “Brutal” hops from scene to scene with a handful of the brightest stars of Generation Z, such as The white lotusLukas Gage, Moxie‘s Nico Hiraga and the high fashion model Salem Mitchell. While being a teenager in 2021 will be “messy”, Rodrigo is at least in good company. Check out the full music video above and preview the cameos.

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World News

Home delays vote on infrastructure, funds plans

House Speaker Nancy Pelosi (D-CA) takes questions as she holds her weekly news conference with Capitol Hill reporters at the Capitol in Washington, July 22, 2021.

Elizabeth Frantz | Reuters

The House scrapped a planned Monday vote to advance two key economic proposals as centrist Democrats and party leaders failed to break a stalemate over how to proceed with President Joe Biden’s sprawling economic agenda.

House Speaker Nancy Pelosi has pushed to pass a $1 trillion bipartisan infrastructure bill and her party’s separate $3.5 trillion spending plan at the same time. The process could take months, as the House needs to join the Senate in passing a budget resolution before lawmakers write a final proposal.

Nine members of Pelosi’s caucus urged the California Democrat to approve the Senate-passed infrastructure legislation this week and send it to Biden’s desk. Pelosi wants to pair the bills to ensure the centrists wary of a $3.5 trillion price tag and progressives who consider the infrastructure plan inadequate back both measures.

CNBC Politics

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Democratic leaders have a tiny margin for error as they try to pass their plan to expand the social safety net without a Republican vote. They will need to win over all 50 members of their Senate caucus and all but three Democrats in the House.

In a letter over the weekend, Pelosi told Democrats she aims to pass both the infrastructure bill and Democrats’ spending plan before Oct. 1.

This story is developing. Please check back for updates.

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Politics

Wall Road urges traders to arrange

People are exercising on the National Mall as temperatures are projected to hit nearly 100 degrees Fahrenheit on August 13, 2021 in Washington, DC.

Kevin Dietsch | Getty Images

Major Wall Street brokers urge their clients to look past the democratic power struggles and prepare for a spate of new government spending as House spokeswoman Nancy Pelosi puts two historic measures to the vote.

Strategists say moderate Democrats hoping to convince Pelosi, D-California to vote on the bipartisan infrastructure bill before passing a $ 3.5 trillion budget decision, fearing their chances of re-election in 2022 to risk.

“Our baseline scenario was and is that Congress will approve a significant expansion of fiscal policy,” wrote Morgan Stanley’s director of public policy, Michael Zezas, in a note released Monday.

“The democratic leadership is acting like it has calculated that none of the bills have the votes to pass independently,” he added. “Our baseline assumes that this reality will ultimately convince the House of Representatives moderates group to support the budget resolution vote and continue the two-pronged process, albeit possibly not without some accompanying headlines and / or modest concessions.”

Cornerstone Macro, another Wall Street research firm, reiterated Morgan Stanley’s optimism about both democratic initiatives with some humor earlier in the week.

“Trivia question. What is one of the most important democratic presidential priorities that moderates in the House of Representatives have killed over the past four decades?” Cornerstone strategists interviewed their customers. “That’s a trick question. There aren’t any.”

CNBC policy

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Both companies say a group of nine Democrats are unlikely to follow the middle of a threat to suspend President Joe Biden’s $ 3.5 trillion health, education and climate change package that is currently being drafted, to stop.

These bets will be tested later on Monday when Pelosi is expected to hold an important procedural vote that would move both plans forward according to a specific but undisclosed schedule. MPs are returning to Washington this week after a brief August hiatus to review both bills approved by the Senate earlier this month.

The latest stalemate between moderate and progressive Democrats comes after the nine centrists penned a letter last week informing Pelosi that they would not support the $ 3.5 trillion budget resolution plan before the Chamber did Infrastructure Act passed.

Rep. Josh Gottheimer, one of the lawmakers calling for an expedited vote on the bipartisan plan, said Monday that lawmakers shouldn’t wait weeks for House progressives to finalize the budget to vote on improvements to the country’s highways.

The New Jersey Democrat reiterated his support for a reconciliation package, but said he would rather get infrastructure repair projects off the ground before being stuck for months while the chamber haggled over a bill to fight climate change and poverty.

“We have to get the infrastructure ready. The next package, the reconciliation package … in the end we have to discuss it for months,” Gottheimer told Squawk Box on Monday morning. “I’m just saying, let’s finish, let’s shovel shovels in the ground and get people to work. And then we can move on to reconciliation.”

On the surface, the threat posed by the moderates of the house carries weight, as Pelosi cannot afford more than three defectors in the narrowly divided chamber.

The $ 1 trillion infrastructure bill garnered 19 GOP votes in the Senate, including one from minority leader Mitch McConnell, R-Ky., And could get 15-25 Republican votes in the House of Representatives. However, it is unclear whether House Republicans would support the $ 3.5 trillion plan.

Progressives say sending the infrastructure bill to Biden’s desk first could jeopardize much-needed climate and poverty measures in the larger reconciliation bill by losing the leverage of the Democrats.

House Speaker Nancy Pelosi (D-CA) holds her weekly press conference at the United States Capitol in Washington, USA on August 6, 2021.

Evelyn Hockstein | Reuters

The moderates are under considerable pressure from the unified party leadership, including President Pelosi, Majority Whip James Clyburn and other top Democrats, who are in favor of the passing of the budget equalization law in addition to the infrastructure.

Stifel’s chief Washington strategist Brian Gardner said Democrats couldn’t risk looking like a threat to their own party if they were at all concerned about their chances of reelection in 2022.

“The party knows that a loss in 2022 would ruin the president’s legislative agenda,” he wrote in a statement released last week. “Fear of losing the election is likely to keep House Democrats in check at least long enough to pass the budget decision,” and keep the process going.

“Failure with infrastructure laws (particularly the Senate bill) is not an option as it would support the current narrative of chaos,” added Gardner. “The failure in Afghanistan, the chaos on the southern border, the inability to counteract the spread of the Delta variant, as well as the possible failure of President Biden’s domestic political agenda would probably be catastrophic for the Democrats in 2022.”

– CNBC’s Michael Bloom contributed to this report.

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Health

Disney World to require Covid-19 vaccinations for unionized staff

Guests wear masks. upon need. to attend Magic Kingdom’s Official Reopening Day at Walt Disney World in Lake Buena Vista, Florida on Saturday, July 11, 2020.

Joe Burbank | Orlando Sentinel | Getty Images

Disney has reached an agreement with its unions that all unionized employees at Walt Disney World in Florida will be fully vaccinated against Covid-19 by October 22, 2021.

The move comes almost a month after Disney mandated that all of its salaried and non-union workers in the U.S. be fully vaccinated against the coronavirus by the end of September.

No agreement has been reached with unions on the west coast that look after Disneyland Resort employees.

The Service Trades Council Union, which is made up of six member unions representing about 43,000 Disney performers in Florida, said the company will host on-site vaccine events for employees over the next few weeks.

“Vaccines are safe, effective and free,” the union said in a memo to members on Monday. “As of today, the Pfizer vaccine is FDA approved and offered by the company to get rid of this deadly virus.”

On Monday, the Food and Drug Administration fully approved the Covid-19 vaccine from Pfizer and BioNTech, making it the first in the US to receive the coveted award and giving even more companies, schools and universities more confidence in accepting vaccine mandates gave.

So far, the mRNA vaccine, now marketed as Comirnaty, has been on the US market under emergency approval granted by the FDA in December.

Workers with illnesses or “sincere” religious beliefs are entitled to an exemption, the union said.

Disney considers its employees fully vaccinated if they are at least two weeks after vaccination is complete, whether after the second dose of the Pfizer or Moderna vaccine or after a single vaccination of the Johnson & Johnson vaccine.

Disney has updated its safety guidelines in line with local health regulations since the pandemic began, both domestically and internationally. Most recently, the company required proof of a Covid vaccination or a negative Covid test before entering its Paris amusement park according to French guidelines.

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Entertainment

R. Murray Schafer, Composer Who Heard Nature’s Music, Dies at 88

On his return to Toronto, Mr. Schafer in 1962 co-founded the innovative concert series Ten Centuries, which presented new and rarely heard music.

As his career picked up, he answered requests for new works with irreverence, composing “Son of Heldenleben,” a parodic riff on the tone poem by Richard Strauss, and “No Longer Than Ten (10) Minutes,” in which an orchestra tunes up, a conductor walks on and offstage, and the players crescendo each time the audience tries to applaud. His 1966 “Requiems for the Party-Girl,” written for the mezzo-soprano Phyllis Mailing, is a darkly virtuosic monodrama in which a woman sings of her impending suicide.

Mr. Schafer married Ms. Mailing in 1960, and they divorced in 1971. His second marriage, to Jean Reed, from 1975 to about 1999, also ended in divorce. He married Ms. James in 2011 after a long partnership. Along with her, he is survived by his brother, Paul.

Mr. Schafer began his research on soundscapes after joining the faculty at Simon Fraser University in 1965. He also invented a radical approach to teaching, calling it “creative music education.” In a series of influential booklets, he provided exercises to encourage children’s creativity, asking them to “bring an interesting sound to school” or hum along with a tune that they had heard on a street corner.

Alongside the mythic theater of “Patria,” Mr. Schafer composed more conventional scores, among them 13 string quartets and “Letters from Mignon,” a neo-Romantic song setting of love letters written to him by Ms. James. His genre-spanning oratorio “Apocalypsis” was first performed with a cast of more than 500 in 1980; it received a triumphant, career-capping revival at the Luminato Festival in Toronto in 2015.

In a 2009 short film directed by David New, Mr. Schafer offers philosophical musings on listening amid the snowy soundscape outside his home, a remote farmhouse in the Indian River area in southern Ontario.

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Health

Rice College Says Virus Take a look at Glitch Prompted False Positives

Rice University, where more than 95 percent of students are vaccinated, announced a move to remote classes last week after testing showed an alarmingly high number of community members with breakthrough coronavirus infections.

Those results, the university now says, were badly distorted by a testing glitch.

Of 4,500 tests administered on the Rice campus, 81 had returned positive results, mostly in vaccinated members of Rice’s community. Even in Houston, where the Delta variant was surging, the results were a surprise. Rice had taken tough efforts to control coronavirus in its community, practically demanding that students, faculty and staff be vaccinated, even as the state of Texas prohibited vaccination mandates. The university also required masks.

Further examination revealed that most of the people who appeared to have tested positive were actually negative for the virus, the university now says.

When Rice began to examine the cases, it found that the results didn’t make sense, according to a note to the university community on Sunday from Kevin E. Kirby, vice president for administration at Rice. Most of the people who tested positive did not have any symptoms. And the cases were scattered, with no clusters.

Rice discovered that the testing provider that reported so many positive results had just switched to using a new test. When 50 of the people who tested positive were retested using different types of tests, all but one of the results came back negative.

All the same, Rice says that it plans to stick with its decision to move to remote learning until Sept. 3. According to a university Covid dashboard, Rice now considers only 27 of the 4,500 tests administered on campus since Aug. 13 to have yielded true positive results, not 81.

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Politics

North Carolina Should Enable Former Felons to Vote, Panel Guidelines

North Carolina must immediately allow offenders who are on parole, parole, or supervised release to register for election, a three-person panel in a state court said Monday.

The 2: 1 ruling in a State Superior Court in Raleigh restores the voting rights to a disproportionately black group of approximately 56,000 people who are not in prison but are under some sort of supervision. Black North Carolinians make up 21 percent of the state’s population, but 42 percent of those released on parole or under custody.

The judges said they would later issue a formal decision explaining their decision. Both the Republican-controlled state general assembly and the state electoral committee, which had defended the law in court, said they would await the court’s written opinion before deciding whether to appeal the decision.

The North Carolina State Conference of the NAACP and Forward Justice, a group that campaigns for the equal treatment of minorities in the judicial systems of the South, had overturned the law with three local groups working with former felons.

The judgment “provides a pledge of justice from the North Carolina NAACP half a century ago that all people who live in communities across the state deserve their votes to be heard in elections,” said Stanton Jones of the Arnold & Porter law firm. the senior attorney of the plaintiffs. “And now, 50 years later, the voices of these 56,000 people are finally being heard.”

But State Senator Warren Daniel, Republican chairman of the Senate Electoral Committee, said the judges were ignoring a clause in the state constitution that would bar convicted felons from voting unless their rights were restored under state law. “These judges may think they are doing the right thing by rewriting laws at their own discretion (without bothering to explain their judgment),” he said in a statement. “But each of these rulers tears away the idea that the people make laws through their legislature.”

The decision followed a process that revealed the history of the state’s disenfranchisement of blacks in sometimes shocking detail.

The law that went into effect on Monday, enacted in 1877, expanded in response to the 15. But for the previous decade, local judges had responded to the civil war’s liberation of blacks by condemning them en masse and publicly whipping them, thereby causing them they were placed under a law denying the vote to anyone convicted of a crime for which whipping was a punishment.

A handful of black MPs in the General Assembly attempted to repeal the 1877 Act in the early 1970s, but only achieved procedural changes such as restricting judges’ discretion to extend probation or judicial oversight.

In legal disputes, neither side denied the racist origins of the law. Attorneys for the General Assembly and the Electoral Committee argued, however, that the changes in the early 1970s removed that racist aftertaste, even if the consequences – the disenfranchisement of former felons – had not changed.

Mr Daniel also argued Monday that the procedural changes approved in the 1970s established the legal path for ex-offenders – who had served their sentences and no longer under any form of oversight – to regain voting rights, and that the court did not Power to change it.

Plaintiffs said the law violated parts of the state constitution that guaranteed citizens of the state essentially equal voting rights and stated that “all elections should be free”. Both clauses should apply to all felons who had served their sentences regardless of race, they argued. But the law’s apparent discriminatory effect on blacks, they said, was reason enough to put it down.

Monday’s verdict was not entirely unexpected. The same three-judge panel had temporarily blocked enforcement of part of the law ahead of the November general election, stating that most people who have served their sentences cannot be excluded from voting if the only reason is for theirs continued surveillance consists of owing fines or court fees. The judges said it was an unconstitutional poll tax.